Arboristes Mag - Numéro 5
Kepanga&Dozier À L’HONNEUR Le destin de ce chef papou est extraordinaire ! M.D. : Oui, Mundiya Kepanga est un chef respecté de la tribu des Hulis qui vit dans la région des Hautes-Terres. Depuis ce premier film, il voyage presque chaque année en Europe et donne des conférences à l'invitation de musées, de chercheurs ou d’établissements scolaires. Il est intervenu à de nombreuses reprises à l’occasion de colloques internationaux à Paris (COP21, Unesco...), à Londres (GEM Report Unesco), à New York, en Égypte, au Brésil... Il est engagé pour la défense de l’environnement et tout particulièrement la forêt primaire de son pays. Il nous invite à réfléchir sur le regard que nous portons sur les peuples autochtones, sur l’environnement et sur nous-mêmes. Parmi ses actions en faveur du dialogue entre les cultures, il a remis ses parures auMusée de l’Homme à Paris en 2016. Aujourd’hui, il est une voix des peuples autochtones et un observateur du monde qu'il commente de façon très personnelle. Il est notamment le narrateur et le personnage principal de notre dernier film, Frères des arbres. Parlez-nous de ce documentaire "Frères des Arbres". M.D. : À la suite de l’intervention de Mundiya Kepanga lors de la COP21 en 2015 et de son appel à défendre sa forêt, nous avons co-réalisé avec Luc Marescot, le film « Frères des arbres, l’appel d’un chef papou » diffusé en 2017 sur Arte. Produit par Muriel Barra de la société Lato Sensu, le documentaire suit le parcourt et le combat de Mundiya contre les dérives de la mondialisation et les lois agricoles nommé SABL en vigueur dans son pays qui facilitent la déforestation. Comme partout dans lemonde, la forêt papou suscite des convoitises et de nombreuses exploitations, pour la plupart illégales, menacent son équilibre. Le film, raconté par Mundiya Kepanga, dénonce ces dérives. Le récit est basé sur la relation qu’il entretient avec la forêt. Dans la tribu de Mundiya, une prophétie dit que « Lorsque tous les arbres auront disparu, les hommes disparaitront à leur tour ». En tant que leader traditionnel, Mundiya Kepanga incite ainsi sa tribu à protéger leur forêt. « Si vous voulez vivre heureux, ne passez pas une semaine sans planter un arbre » dit-il souvent. Crédit photo : Marc DOZIER Interview de Mundiya Kepanga par Marc-Olivier Fogiel sur RTL. Crédit photo : Marc DOZIER La Papouasie-Nouvelle-Guinée abrite une biodiversité exceptionnelle avec de nombreux animaux endémiques tel que le Calao (ci-dessus) et le Dendrolague (ci-dessous). 10 Mag
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