Arboristes Mag - Numéro 5
L es métiers de bûcheron et d’élagueur sont dange- reux en raison des outils utilisés, de l’environne- ment de travail et de la tâche effectuée. Le respect de la règlementation et des normes existantes est fondamental. L’utilisation d’Équipements de Protection Individuelle (EPI) permet d’assurer une protection adéquate. Un EPI mis sur le marché doit satisfaire aux exigences essen- tielles de santé et de sécurité, générales et particulières, telles que les exigences spécifiques définies par la ou les normes eu- ropéennes le concernant. Par ailleurs, l'EPI ne doit pas gêner le porteur lors de son activité. PROTECTION SUR UN CHANTIER FORESTIER Outre l’obligation générale qui pèse sur tous les employeurs quelle que soit l’activité, la profession ou le milieu, à savoir veiller à la santé et à la sécurité des travailleurs en mettant en place des actions de prévention, d’information et de formation, le Décret n° 2016-1678 du 5 décembre 2016 relatif aux règles d’hygiène et de sécurité sur les chantiers forestiers et sylvicoles détermine, entre autres, les Équipements de Protection Individuelle qui doivent être portés par les opérateurs sur un chantier forestier au titre de l’Article R717-83 du Code rural : « Tous les intervenants qui évoluent sur un chantier forestier ou sylvicole en activité sont équipés : d'un casque de protection de la tête ; de chaussures ou de bottes de sécurité, adaptées au terrain ; d'un vêtement ou d'un accessoire de couleur vive permettant aux autres opérateurs de les voir. Toutefois, s'agissant des travaux de sylviculture et lorsque la nature des travaux en cause le justifie, les intervenants peuvent être dispensés du port du casque. ». Par ailleurs, pour garantir l’efficacité des secours, les chefs des entreprises intervenant sur les chantiers forestiers doivent prendre « les dispositions nécessaires pour que les intervenants présents sur le chantier soient en mesure de communiquer entre eux par tout moyen ou combinaison de moyens appropriés » . La solution d’anti-bruit communiquant peut-être envisagée. Selon le même article, il est par ailleurs précisé qu’en plus de ces EPI, les travailleurs qui utilisent une scie à chaîne doivent être équipés : « d'un écran de protection ou de lunettes contre les projections ; de protecteurs contre le bruit ; de gants ; d'un pan- talon ou vêtement similaire permettant de prévenir les risques de coupure propres au type de scie à chaîne utilisé. Les chaussures et les bottes devront, en outre, être choisies de façon à prévenir les risques de coupure propres au type de matériel utilisé. » VÊTEMENTS DE PROTECTION POUR UTILISATEURS DE SCIES A CHAINE TENUES A LA MAIN Par le marquage réglementaire « CE » le fabricant indique la conformité de l’EPI à l’ensemble des dispositions du règlement EPI, c’est-à-dire aux exigences essentielles de sécurité, mais aus- si à la procédure d’évaluation de la conformité requise pour le produit. Ce sont des EPI de catégorie 3 car ils protègent contre des risques pouvant avoir des conséquences très graves comme la mort ou des dommages irréversibles pour la santé. Ces EPI sont donc exa- minés et certifiés par un organisme européen notifié qui va déli- vrer une attestation UE d’examen de type. De plus, une fois par an, ils seront : soit soumis à des examens supplémentaires, soit l’organisation de la production sera vérifiée par un organisme notifié compétent. Depuis le 19 novembre 2021, deux normes coxistent sur le marché : EN 381 ou EN ISO 11393. En effet, la norme EN 381 de 1995 laisse la place à la EN ISO 11393. Les EPI certifiés EN 381 mis sur le marché avant cette date peuvent toujours être vendus et sont parfaitement valables. La norme EN ISO 11393 introduit quelques nouveautés tels que la Chaps en type B pour les pro- tèges-jambe ou la veste avec protection ventrale et exige des essais de coupure sur plusieurs tailles. Normes FOCUS TECH’ Illustration : Loïc MORVAN 41 H I VER 2022 5
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